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Encyclopédie- Histoire

Acte III - Et les dieux engendrèrent le chaos (Suite)
 
Les premières Matriarches Elfes
Alors que Sorad énumérait les clauses du pacte d’Uhren Péis à Hécate, l'esprit enfantin de leur enfant, Charaz, trouva une solution si simple qu’elle n’avait même pas effleuré l’esprit du dieu Ephèbe. Si un fils ne pouvait attaquer, ce n’est pas le cas d’une fille. Les femmes pouvaient contourner ce pacte maudit avec subtilité. Mais cela ne résolvait qu’une partie du problème, car les femmes elfiques n’étaient pas des guerrières accomplies, et encore moins une armée capable de voler au secours de l’Alon face aux hordes entraînées de Priarc Blade.

Hécate proposa alors une nouvelle solution, beaucoup moins subtile. Elle montra à Sorad un ouvrage qu’elle avait écrit. Celui-ci contenait des savoirs si anciens et si redoutables qu’il rendrait les femmes Elfes rapidement menaçantes. On enchanta alors des corbeaux et on les chargea d’apporter page après page les puissantes incantations contenues dans l’Hecati ot Alalsil. Le premier corbeau messager fut envoyé à cette occasion. Cette tradition perdure encore aujourd’hui.

Les plus compétentes à la compréhension de l'art magique prirent le nom de Matriarches. Naturellement, elle prirent la tête de l'ost en direction du Nord, riches d’une puissance magique encore jamais vue en Tédéhessie. Qu'il s'agisse de l’armée humaine ou des fortifications naines, tous furent pulvérisés par la déferlante magique sans aucune distinction. Beaucoup moururent en découvrant pour la première fois les horreurs de la guerre. Toutefois les Elfes utilisèrent cette victoire pour mettre à genou un symbole nain, et délivrer leur frère l’arbre millénaire d’un joug trop longtemps contraint. Gorhann profita néanmoins de la première grande défaite humaine pour s’allier aux Elfes et mettre un terme à la guerre.

En quelques semaines, la coalition naine et elfique fit cesser toute résistance. Repoussés à l’extrême frontière Ouest, les troupes humaines furent massacrés comme du bétail sur les ruines de la cité de Garhantoria. Les rares guerriers qui eurent la chance d’être capturés vivant furent implacablement envoyés de force en détention à l’Urhen Péis.
Iridius fut désespéré par la cuisante défaite d'une bataille qu'il ne cautionnait pourtant pas. Pourtant on le captura et on lui fit passer une décennie à l’Urhen Péis en guise de repentir. Le dieu, traité au meme titre que ses créatures, ne fut plus jamais le même lorsqu'il revint de la prison des Mille Ames.

Ainsi que prit fin la seconde guerre Tradirienne. Au terme de cette guerre, de lourdes conséquences affectèrent plus encore la Tédéhessie que les combats eux-mêmes. Les Humains étaient à genou, leur civilisation belliqueuse, trop jeune, était anéantie. Jamais l’Urhen Péis ne put espérer se gorger d’autant d’âmes perverties. La période sombre qui suivit se fit appeler l’Age du chaos.
L'Age du Chaos
Le plan d’Hécate était cruel mais tenait la route.
La puissance magique d’Iridius fut si diminuée par l‘importance des pertes humaines qu’il lui restait trop peu d’énergie magique pour maintenir la puissance de ses créations. Le pouvoir vacillant d’Iridius était si faible que ses précieux Humains mouraient en quelques décennies d’un étrange mal appelé vieillesse.
Incapable de maintenir l'astre enlammé qu'il avait créé, une famine s’installa durablement et les Elfes, si proches de la nature, en furent ravagés. Une grande majorité ne put supporter une telle chute dans l’énergie magique et s’enfoncèrent dans un sommeil éternel avant de disparaitre dans le Néant. Les enfants de Sorad se massèrent autour de l’Yggdrasil. Les Matriarches cherchèrent une solution dans les précieuses pages transmises par Hécate pour mieux supporter les conditions terribles de cette période. Fortes de cette connaissance, le Matriarcat s’instaura donc, en opposition au pouvoir royal de Ghan d’Ilf et son père Sorad. Leurs décisions avaient conduit à l’actuel échec, ils n’étaient plus jugés dignes de confiance.

Pour les Nains, Garhantoria et Alontharia, détruites, furent abandonnées. Les rares survivants Nains de la guerre prospérèrent donc dans la puissante Thanitoria... Mais les fils de Gorhann, tenaces et caractéristiquement rancuniers accusèrent les Efes d’être devenus leurs ennemis. Dans une logique toute naine, ils remontèrent à l’origine de la première guerre tradirienne, lorsque les Elfes avaient refusé de rompre le pacte d’Urhen Péis alors qu' ils n’avaient pas hésité une seule seconde pour protéger leur frère-arbre Alon. Ils avaient donc berné les Nains, qui jamais ne pourraient leur pardonner.

La puissance des Quatre s’était énormément dissipée. Des années durant, les hivers devenaient plus long et plus froids, les forêts du Sud pourrissaient sur pied formant marais et mangroves putrides, les montagnes se perçaient d’innombrables nervures et tunnels instables… Le monde des dieux dépérissait comme jamais. Même les monstres malfaisants se multipliaient tandis que les peuples dotés de conscience luttaient pour survivre dans ce monde hostile.
L’océan pourtant si agité par le passé semblait se calmer tandis qu’invariablement le niveau des eaux montait, engloutissant petit à petit les Terres Divines. Bientôt la cité d’albâtre fut submergée avec ses trésors, puis les forêts du Sud, jusqu'à ce que l’Yggdrasil et les ruines d’Alontharia soient bientôt aux portes de la mer qui continuait avidement son inexorable progression. Bon nombre de survivants de tous peuples se lancèrent sur l’océan à la recherche d’un éden inconnu. Un exode massif affaiblissait encore d’avantage la Tédéhessie.

Seul Hécate et son fils semblaient pleins de vitalité, aussi conviât-elle ses frères en terres neutres pour apporter une solution et leur présenter, par la même occasion, son unique enfant. Sa vengeance s’abattrait en même temps que l’aboutissement de son dessein.
Concile des Toges Blanches
La Subtile Déesse fit envoyer sur les terres divines six toges blanches. Chaque dieu pourrait alors venir, masqué sous cet habit, accompagné d’un représentant parmi ses enfants. L’invitation au Concile des toges blanches était lancée, sous la présidence d’Hécate. Autour de la table, Charaz accompagnait Hécate, une matriarche elfe escortait Sorad, un jeune nain empli de sagesse suivait Gorhann, et enfin Iridius, par pure provocation, avait choisi de venir avec le bourreau de Garhantoria, le général Darsao.
Iridius vint à ce concile avec une seule idée en tête : libérer ses enfants et faire disparaitre à jamais l’odieuse magie de l’Urhen Péis. Cachés sous leurs toges blanches, chacun ignorait ainsi qui était qui, jusqu’à ce qu’ils prennent la parole. De sa voix caverneuse, Gorhann hurla à la trahison et se rua sur l’enfant divin, avide de colère. Hécate avait brisé la promesse du concile. Sorad et Iridius ne parvinrent pas à le maitriser.Ce fut Charaz lui-même qui le bloqua, avec une déconcertante facilité. Le dieu fut tempéré par l’enfant, et les débats reprirent dans une atmosphère tendue.

Hécate proposa alors une solution. La magie des dieux pouvait être grandement affaiblie par les conflits de leurs enfants, le chaos extérieur en était la preuve. Comme elle l’avait lu dans les écrits de Maz Toth, les enfants divins avaient la capacité de détruire leurs parents. Leur énergie vitale en déliquescence affaiblissait tout autant leur création. Ils devaient donc préserver leurs énergies. Elle proposa donc de créer un Monde des Morts, où l’on pourrait faire transiter l’âme de ceux qui tomberaient au combat. Un monde simple, un lieu de passage pour choisir et sauvegarder ceux qui méritaient de rester parmi les vivants. Elle promit alors de respecter les volontés du concile d’Hécate, elle s’exilerait dans ce monde pour avoir enfanté dans le plus grand secret.

Iridius imposa alors que l’on fasse cesser le sortilège de l’Urhen Péis s’ils voulaient qu’il accepte cette décision. Les sept autres convives comprirent qu’ils n’avaient pas vraiment le choix concernant cette requête. Hécate avait achevé son plan avec l’accord de ses frères. Elle avait créé un monde où s’exiler, elle était l’instigatrice du monde des morts où elle régnerait en maitresse avec son fils.

Au terme de ce concile, une seconde décision fut actée, sous l’impulsion des conscients elfes, nains et humains. Tous trois, appuyés par Charaz, décidèrent que les dieux n’avaient plus leur place en Terres Divines. Comme des enfants ingrats ils leur imputèrent tous les malheurs actuels. Les dieux blessés au plus profond de leur cœur décidèrent alors qu’ils devaient trouver un endroit pour vivre entre eux et laisser leurs enfants devenus mortels vivre de leur propre volonté. Le concile s’acheva lorsqu’on décida où et comment vivraient désormais les trois dieux, tandis qu’Hécate triomphante s’apprêtait à créer et prendre possession de son propre monde, celui des Morts.
La création des Lunes
Afin de s'éloigner, les Dieux décidèrent de siphonner l’énergie magique mobilisée par l’Urhen Péis pour créer tout d’abord le Monde des Morts puis, très haut dans le ciel, une demeure céleste. Sorad versa son propre sang d’un bleu-vert pour ériger un formidable palais rond comme l’astre solaire tandis que Gorhann sculpta chaque mur et chaque colonne. Ils le nommèrent Linua. Apres des décennies pendants lesquelles les trois frères œuvraient à créer leur divine demeure dans les cieux, il finirent par aspirer toute la magie contenue dans l’Urhen Péis, libérant ainsi ses captifs, en grande majorité des Humains prisonniers de la seconde guerre tradirienne.

Conte toute attente, tout les sentiments abjects et néfastes englobés dans la prison magique infusèrent leurs maléfices sur les plaines au Sud de la Tradirie. Bien que vidée de sa magie, la prison des Mille Ames avait aspirée tant d’âmes corrompues qu’il s’en dégageait encore une sombre influence. Les habitants de l'île voyaient peu à peu leur âme se pervertir. Les dieux, qui s’étaient pourtant promis de ne plus agir, ne purent se résoudre à regarder le vice se répandre sous leurs yeux.

Un ultime cadeau des Quatre, réunis pour la dernière fois sur les terres tédéhessiennes, fut alors offerts à leurs enfants. Ils décidèrent d’extirper les restes de la prison du sol des Terres Divines. La puissance magique du palais céleste des dieux serait alors suffisante pour inhiber le pouvoir corrupteur de l’ancienne geôle. L’obscure prison fut alors arrachée du sol et lancée dans les cieux. L'astre rougeâtre flottait désormais dans le ciel, aux côtés du divin palais bleuté. Les dieux donnèrent le nom de malédiction à cette nouvelle lune qui narguait leur création originelle. Le langage Ancien l’aurait traduit ainsi : Fibus.

Les terres reprirent alors une prospérité toute relative, le soleil brilla plus fort et réchauffa les terres arides, l’océan reprit sa bouillonnante activité d’antan et cessa de monter. Le Monde des Morts endiguait chaque jour la perte de puissance magique tandis que les conscients mourraient de leur âge avancé. Tout était rentré dans l’ordre. Les deux lunes qui trônaient dans le ciel rappelleraient à tous les périls et les bienfaits des siècles passés, sous l’égide des dieux.
L’ère des déités qui marchaient parmi les conscients touchait à sa fin. Les enfants divins allaient alors devoir marcher seuls et affronter leur destin. Les dieux impuissants les contemplaient attentivement tout en espérant une nouvelle ère de prospérité.
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